Volontariat international et parcours professionnel - 08/13

    2013 fête le volontariat à l'international. Voilà 50 ans que des associations envoient des volontaires avec le concours des pouvoirs publics.

Au fil des décénies les notions de solidarité et de coopération internationales ont évolué et demandent aujourd'hui au volontaire de s'engager dans un partenariat entre acteurs des Nords et des Suds.

    Quel bilan tirer de ces 50 ans d'envoi de volontaires à l'étranger? C'est le travail qu'entreprend France Volontaires, qui accueille du 27 au 30 octobre prochains la Conférence annuelle des organisations internationales de coopération volontaire (IVCO). La plateforme lance un appel à témoignage aux anciens volontaires. Pour plus d'info cliquez ici.

    Etik et Sol accompagne les anciens volontaires à la valorisation de leur mission passée, pour une meilleure insertion professionnelle. A l'heure où il n'est pas facile de trouver un emploi, comment tirer profit d'une telle expérience? Comment la présenter sur un CV, lors d'un entretien? Comment se positionner sur le marché du travail? 

    De nombreuses questions auxquelles a du répondre Catherine Boutinaud après avoir effectué plusieurs missions à l'international. Témoignage.

" Ma dernière mission je l'ai effectué aux Seychelles avec le concours de Frances Volontaires Océan Indien. Passées les premières réactions du type : "c'est super cool", "ah ben ça va!"...  Je peux ensuite expliquer que cet archipel paradisiaque est aussi un pays qui doit faire face à de nombreux défis environnementaux et notamment la gestion des déchets. Donc non, mon volontariat n'a pas été une mission cocotiers - comme on le dit dans le jargon de la coopération internationale.

Ceci-dit, rentrer en France après avoir vécu sous les tropiques n'a pas été choses facile! Il faut se réadapter au climat, au rythme de vie... Malheureusement, ça revient vite et il faut penser à la suite. Je souhaitais continuer de travailler dans la coopération internationale. A 30 ans, je commençais à acquérir un bon bagage, je pouvais capitaliser mes 10 premières années d'expérience professionnelle. J'avais deux impératifs : je voulais pouvoir repartir de temps en temps sur des missions plus courtes et je ne voulais pas revivre dans une grande métropole. Habitant Bordeaux, les débouchés dans mon domaine étaient quasi inexistants. Je me suis mise à mon compte. Aujourd'hui, après 3 ans, je fais ce que je sais faire et ce que j'ai appris ces 15 dernières années : je mêle journalisme et coopération. Je forme les acteurs solidaires, j'interviens dans les écoles, j'accompagne des projets de jeunes, je crée des outils pédagogiques, je réalise des reportages. Il n'est pas facile de mener tout de front et je ne gagne pas des cent et des mille. Mais j'ai acquis une grande richesse : la liberté de faire ce qui me plaît vraiment!" 

 

Le réseau national Résonances humanitaires accompagne également au retour et à l'insertion professionnelle.